Published On: Wed, Dec 23rd, 2015

Des officiers de l’aviation française à Maurice

amlSuite à la bombe factice retrouvée à bord du vol AF463, des membres de la sécurité d’Aéroports de Paris, d’Air France, ainsi que de la direction générale de l’aviation civile française sont à Maurice afin de faire une évaluation sur la mise en œuvre des mesures sécuritaires. Ces officiers sont arrivés sur place dans la nuit du lundi 21 décembre dans le but d’inspecter l’aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam surtout prenant en compte que la France est en alerte après les attentats du vendredi 13 novembre à Paris. De ce fait, rien n’est laissé au hasard.

Dans le cadre de cette mission, les experts ont eu une session de travail avec le département de l’aviation civile (DCA), la police, des hauts responsables d’Airports of Mauritius (AML) et de sa filiale Airport Terminal Operations Ltd (ATOL). Cette réunion s’est tenue hier mardi 22 décembre. Ces officiers se sont également entretenus avec le vice-Premier ministre et ministre du Tourisme, Xavier-Luc Duval afin de lui donner un aperçu de la situation. Selon Xavier-Luc Duval, ces officiers sont venus à Maurice afin de donner le maximum de garantis possible au public français.

Le n° 2 du gouvernement a effectué une visite surprise hier à l’aéroport. Il avance que les experts sont satisfaits des mesures de sécurité mises en place. D’après les informations, au moment de cet incident, Xavier-Luc Duval n’était pas à Maurice mais il était en contact avec les autorités Kényanes. Lundi, le chef de la sécurité d’Air France était à Maurice pour un briefing animé par Xavier-Luc Duval dès qu’il a atterri », fait ressortir Roshan Seetohul.

Patrice Balletti est celui qui a découvert la bombe factice sur l’appareiller, considéré comme suspect, il a été relâché hier par le parquet. Le personnel navigant a indiqué que ce placard était vide avant le décollage. Il a aussi signalé que ce passager s’est rendu à plusieurs reprises aux toilettes après le décollage. Toutefois, les autorités ne détenaient aucune preuve tangible contre lui. Il risque une peine de cinq ans de prison pour entrave à la circulation des aéronefs et d’encourir les frais du détournement du vol AF463 vers Mombasa. Il existe aussi  la possibilité qu’il s’en sort car personne  n’a pas été blessé.